Les enjeux de l’élection partielle au Conseil d’État vaudois du 8 mars se clarifient. Au cours du débat organisé par La Télé le 4 février et dans ses réponses à 24 heures aujourd’hui, Jean-François Thuillard, candidat UDC, ne laisse planer aucun doute. Son objectif premier est de renforcer l’Alliance de droite, qui comprendrait cinq membres contre deux de gauche s’il devait être élu. Que le siège à repourvoir ait été celui d’une élue socialiste n’entre pas dans ses considérations.
Or, c’est précisément cette alliance, majoritaire depuis 2022, qui a plombé la situation du canton. Oubliant le dialogue, elle a voulu gouverner seule et n’a réussi qu’à s’enfoncer dans les affaires et les crises. Résultat, les finances dérapent, les institutions dysfonctionnent, les services publics sont déstabilisés.
Les Vaudoises et les Vaudois en ont assez. Ils veulent un changement de cap qui produise des résultats positifs. À cette attente, Monsieur Thuillard semble répondre: “Vous avez dû boire une potion qui s’est révélée toxique, je vous propose d’en reprendre un grand bol.”
Dans le même esprit, le candidat de l’UDC soutient l’initiative dite des 12 %, qui allégerait les impôts des plus aisés. À nouveau, son intention est d’intensifier une politique qui s’est avérée désastreuse. Les baisses fiscales, qui se montent désormais à 550 millions par an, sont la principale cause de l’actuelle crise financière. Pourquoi persister dans l’erreur en acceptant une initiative qui creuserait le déficit de 260 millions supplémentaires?
Pour ma part, je suis profondément convaincu que la clé pour permettre au canton de rebondir consiste à remettre au premier plan l’intérêt général. Autrement dit, pour sortir de l’ornière, il importe de ne pas renforcer une équipe qui perd, mais, à l’inverse, de rétablir les équilibres rompus. Cette condition est essentielle.
Il est temps de se tourner vers demain. Notre canton a des atouts considérables, qui lui permettront de réussir, pour autant qu’il ne répète pas les stratégies qui ont échoué. Grâce à votre soutien lors de cette élection, il est possible de constituer un Conseil d’État équilibré, mesuré, où gauche et droite retrouvent un dialogue constructif. Et dans ce cas, je suis persuadé que les Vaudoises et les Vaudois sauront se rassembler pour former à nouveau une équipe qui gagne!
Je vous remercie d’avance de votre soutien et vous adresse mes bien cordiales salutations.
Roger Nordmann



